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	<title>Arnaud Levy &#187; Bloc-notes</title>
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	<description>Le blog personnel d&#039;Arnaud Levy</description>
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		<title>Neo-media</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jan 2007 00:21:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bloc-notes]]></category>

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		<description><![CDATA[Les métiers liés à la communication et aux nouvelles technologies appellent un changement de posture dans la manière de les pratiquer et de les enseigner. Accélération des changements technologiques Aujourd&#8217;hui, mon agence travaille avec PHP (1994), MySQL (1995), Apache (1994), Flash (1996), Eclipse (2001), WordPress (2001), Senso System (2004), entre autres. Aucune de ces technologies [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les métiers liés à la communication et aux nouvelles technologies appellent un changement de posture dans la manière de les pratiquer et de les enseigner.<span id="more-12"></span></p>
<p><strong>Accélération des changements technologiques</strong><br />
Aujourd&#8217;hui, mon agence travaille avec PHP (1994), MySQL (1995), Apache (1994), Flash (1996), Eclipse (2001), WordPress (2001), Senso System (2004), entre autres. Aucune de ces technologies n&#8217;existait il y a 15 ans, sans même parler des versions qui ont un impact majeur sur la plupart de ces outils. Ainsi, l&#8217;Action Script 2 a à peine quelques années, et nous ne pourrions plus nous en passer. Des changements importants, à la fois des outils et des usages, se produisent en quelques années. La durée de vie d&#8217;un savoir-faire technologique spécifique est corrélative. Il me semble rationnel de dire, sur le plan technologique, qu&#8217;on doit tout remettre en cause tous les 2 ou 3 ans, et apprendre constamment. Bien évidemment, cela ne s&#8217;applique pas à la part conceptuelle des technologies, qui est à la fois plus lente à évoluer et plus difficile à aborder. Ainsi, la programmation objet est un concept ancien, utilisé indifféremment en C++, en PHP, en javascript ou en Action Script.<br />
Il faut donc absolument transmettre le goût d&#8217;apprendre, le plaisir de comprendre et la passion de chercher.<br />
<em>Plus que jamais, il ne faut pas donner du poisson, mais apprendre à pêcher.</em></p>
<p><strong>Horizontalisation des structures</strong><br />
Les réseaux de travailleurs plus ou moins indépendants, le partage en ligne de connaissances quelles que soient les sociétés qui emploient les acteurs de ces réseaux, l&#8217;existence de nombreux consultants / directeurs de clientèle / producteurs / etc. travaillant comme go-between entre d&#8217;autres indépendants et des entreprises classiques, la réduction de nombreuses agences à quelques personnes clés, contribuent à déstructurer les structures organisationnelles. Les équipes sont souvent constituées ad hoc, pour un projet, et les relations ne sont nécessairement pas hiérarchiques, puisque nombre d&#8217;acteurs sont indépendants.<br />
Pour un intermittent du spectacle, il est normal que les heures travaillées soient payées. Pour un salarié, il est normal que le salaire convenu soit payé tous les mois. Pour un chef d&#8217;entreprise, il est normal que la valeur créée soit payée. Créez une équipe projet avec des chefs d&#8217;entreprises, des salariés et des indépendants, et vous verrez pourquoi tout cela est plus horizontal que pyramidal. En effet, le système pyramidal est une pression du haut vers le bas, permettant un contrôle dans le même sens. Enlevez la pression (par exemple, parce que le chef d&#8217;entreprise ou l&#8217;intermittent ne peuvent être licenciés, ou parce que le salarié ne dépend pas directement du succès du projet pour recevoir son salaire) et vous enlevez le contrôle.<br />
<em>Des réseaux souples de compétences grandissent dans l&#8217;ombre des pyramides.</em></p>
<p><strong>Dissolution du distingo consommateur / producteur</strong><br />
Nous créons du contenu et de la valeur. Par notre être, par nos actes. La gigantesque base de données de Google, et les inquiétudes quant à l&#8217;exploitation mercantile des recherches et la corrélation avec des profils, réalise bien ce qu&#8217;Orwell prophétisait. Les articles écrits sur des blogs, les commentaires laissés sur d&#8217;autres, les liens partagés avec <a href="http://del.icio.us" title="http://del.icio.us" class="autohyperlink" target="_blank">del.icio.us</a>, les contenus agrégés avec netvibes, les réseaux de contacts (viaduc/viadeo), le partage de photo (flickr), autant d&#8217;exemple de la création de contenus par les anciens consommateurs devenus pronétaires (J. de Rosnay).<br />
<em>Je crée, donc je suis, donc je crée.</em></p>
<p><strong>Du compliqué au complexe</strong><br />
La production de quelques dizaines d&#8217;auteurs prolixes suffirait à donner de quoi lire pendant toute sa vie. Quand tout le monde produit, on franchit un ordre de grandeur. La création ininterrompue d&#8217;information rend nécessaire la création d&#8217;encore plus d&#8217;information, pour naviguer dedans, et cette information devient est-elle même une part de la noosphère: nous voyons là une structure fractale. Chaque information sert de fement à d&#8217;autres informations, et tout ça s&#8217;organise spontanément, sans contrôle global. Des motifs émergent dans cette soupe informationnelle qui n&#8217;a plus rien de primitif, à part le potentiel (<a href="http://del.icio.us" title="http://del.icio.us" class="autohyperlink" target="_blank">del.icio.us</a> en est un bel exemple).<br />
<em>Le monde compliqué de la guerre froide est devenu le monde complexe de la globalisation.</em></p>
<p><strong>Absence de contrôle et compréhension globale imparfaite</strong><br />
Chacun lit l&#8217;autre à travers sa grille de lecture, composée de dimensions culturelles, professionnelles, psychologiques, sociologiques, linguistiques, et tant d&#8217;autres. Dans un monde compliqué, il suffit (ce n&#8217;est pas simple) de trouver la grille de lecture adaptée pour résoudre un problème. Quand plusieurs grilles se superposent pour le même problème, on cherche la meilleure équation pour minimiser les dégâts et maximiser les profits dans chacune des grilles, et on arbitre entre les solutions. Cela revient à superposer des espaces de solution, et analyser les intersections.<br />
Dans un monde complexe, les grilles ne sont pas multiples, mais innombrables, et en mouvement permanent. Le fameux effet Papillon, qui dit qu&#8217;une action minime à un endroit dans le monde peut générer des effets gigantesques à un tout autre endroit, est l&#8217;illustration parfaite de cette accumulation de grilles. Trop de variables, trop de systèmes rendent la vision logique analytique inopérante. La séparation en entités plus petites jusqu&#8217;à parvenir à l&#8217;intelligibilité de l&#8217;entité pour ensuite réassembler et comprendre l&#8217;ensemble ne fonctionne pas en milieu chaotique. En fait, c&#8217;est la notion même de causalité qui est remise en cause par la théorie du chaos, et remplacée par la notion d&#8217;émergence. Cela s&#8217;applique entièrement au neo-media. <a href="http://Del.icio.us" title="http://Del.icio.us" class="autohyperlink" target="_blank">Del.icio.us</a> n&#8217;est pas la conséquence inéluctable des possibilités technologiques actuelles, et son adoption par ses utilisateurs n&#8217;est pas non plus la conséquence inéluctable de la situation sociologique actuelle. C&#8217;est plutôt un ensemble d&#8217;actes isolés simples, qui crée une situation globale complexe, dans laquelle émergent des phénomènes. Il en découle l&#8217;impossibilité de construire des solutions pragmatiques par la raison seule.</p>
<p><strong>Une logique de l&#8217;action</strong><br />
Depuis la Renaissance, le champ de la connaissance est trop étendu pour qu&#8217;un seul homme, fût-il génial, puisse l&#8217;embrasser, ma première proposition est donc de constituer des équipes de spécialistes. Ma deuxième analyse est que ce qui est valable en terrain dynamique ne l&#8217;est plus en terrain chaotique. La notion de think-tank, par exemple, si elle est adaptée à un monde dynamique et aux variables multiples, ne l&#8217;est plus à un monde complexe aux variables infinies.<br />
<em>Ceux qui pensent doivent faire, ceux qui font doivent penser.</em></p>
<p><strong>Orienter, pas contrôler</strong><br />
Ceci m&#8217;amène à préconiser (suivant là Joël de Rosnay, entre autres) le passage du contrôle à la catalyse. Les outils traditionnels de contrôle (modélisation, planification, etc) ne sont pas à jeter, mais il faut en mesurer les limites, remettre en cause leur efficacité, tenter de les améliorer, de les alléger. Le contrôle, avec l&#8217;augmentation de la taille et de la vitesse, finit par devenir tellement contre-productif qu&#8217;il est parfois souhaitable de l&#8217;abandonner (c&#8217;est un peu effrayant, je le conçois). Ainsi, nous utilisons de plus en plus l&#8217;Extreme Programming, méthode impliquant de fixer des priorités, mais pas un calendrier. On ne connaît que la date de la prochaine livraison. Cela implique toutefois certaines conditions de travail, que je ne détaillerai pas ici.<br />
<em>Le leader manager doit se transformer en acteur catalytique.</em></p>
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		<title>L&#8217;économie d&#8217;équilibre</title>
		<link>http://www.arnaudlevy.com/2005/09/07/leconomie-dequilibre/</link>
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		<pubDate>Wed, 07 Sep 2005 20:33:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bloc-notes]]></category>

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		<description><![CDATA[Ceci est un plan de travail (to do list) afin d&#8217;approcher la définition d&#8217;une économie d&#8217;équilibre. Quelques faits saillants L&#8217;attitude voulue par le marché Les lois de l&#8217;économie La croissance de L&#8217;Oréal? La planète négligée Plus de profits pour les entreprises, moins pour les peuples? Principe de frustration (je suis ce que je désire) L&#8217;économie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ceci est un plan de travail (to do list) afin d&#8217;approcher la définition d&#8217;une économie d&#8217;équilibre.</p>
<blockquote><p>Quelques faits saillants<br />
<em>L&#8217;attitude voulue par le marché<br />
Les lois de l&#8217;économie<br />
La croissance de L&#8217;Oréal?<br />
La planète négligée<br />
Plus de profits pour les entreprises, moins pour les peuples?<br />
Principe de frustration (je suis ce que je désire)</em></p>
<p>L&#8217;économie d&#8217;équilibre<br />
<em>L&#8217;éthique, fondement idéologique<br />
Pyramide des besoins de Maslow et substitutif au besoin de réalisation par l&#8217;argent<br />
La préservation des ressources naturelles</em></p>
<p>Réalités et limites<br />
<em>Le commerce équitable, premier pas<br />
La cohabitation des systèmes<br />
L&#8217;économie du cadeau dans la communauté scientifique<br />
Proposition de critères d&#8217;estime (besoin de réalisation)<br />
Le cadeau et la subsistance</em>
</p></blockquote>
<p><span id="more-6"></span></p>
<p><strong>L&#8217;attitude voulue par le marché</strong><br />
Plusieurs anecdotes m&#8217;ont fait sentir cette attitude.<br />
Tout d&#8217;abord, un CD-Rom réalisé pour L&#8217;Oréal en 2004. La personne chef de projet, chez L&#8217;Oréal, ne nous donnait pas tous les éléments pour travailler (pas de charte graphique, logos manquants, infos manquantes). Au fur et à mesure, nous avons compris qu&#8217;elle était en rivalité avec tous ses collègues, et qu&#8217;il lui était donc impossible d&#8217;aller demander quelque chose &#8211; même si cela était professionnellement légitime &#8211; à l&#8217;un d&#8217;entre eux. Elle travaillait pour elle-même, à la construction de sa réputation professionnelle, dans l&#8217;optique d&#8217;avoir un meilleur poste au prochain tour de mutations. Par ailleurs, elle n&#8217;a pratiquement rien compris au projet sur lequel nous travaillions, et ce jusqu&#8217;à la livraison. En fait, une fois le projet réalisé et présenté à ses supérieurs, il perdait tout intérêt. Je me rappelle avoir été extrêmement surpris de ne pas avoir le moindre retour d&#8217;informations de la part de la cinquantaine d&#8217;utilisateurs du CD-Rom. Il semble que cette chef de projet n&#8217;ait même pas pris la peine d&#8217;appeler ou d&#8217;écrire à ces 50 personnes, pour savoir si le projet répondait à leurs besoins. Un autre élément, frappant, est intervenu lors de la dernière réunion (pour cause&#8230;) à laquelle j&#8217;ai assisté sur ce projet. Cette personne demandait des modifications importantes, sur des points déjà validés par elle-même plusieurs semaines auparavant. Je lui disais que nous avions besoin qu&#8217;elle respecte nos méthodes de travail, et que nous ne pourrions pas livrer dans les délais si elle revenait sur les validations précédentes. Elle m&#8217;a répondu cette phrase extraordinaire : &laquo;&nbsp;Mais je suis L&#8217;Oréal !&nbsp;&raquo;.<br />
Il y a quelques semaines, François Charton nous racontait le formatage qu&#8217;il avait pu observer chez des jeunes diplômés d&#8217;écoles de commerce. Dès leur embauche, il leur paraît logique d&#8217;écraser leurs collègues, l&#8217;idée sous-jacente étant un genre de &laquo;&nbsp;bite or be bitten&nbsp;&raquo;, la loi de la jungle. L&#8217;idée de compétitivité implique des gagnants et des perdants, et cela semble normal, immuable, totalement exogène.</p>
<p><strong>Les lois de l&#8217;économie </strong><br />
Sciences dures contre sciences molles, l&#8217;économie a choisi son camp. Les économistes ont presque réussi à faire passer une science humaine pour une science dure, à grands renforts de statistiques et de Théorie des Jeux. Cette tromperie &#8211; il me semble que c&#8217;en est une &#8211; a, je crois deux causes et une conséquence majeures. Les causes : la valorisation hors de la communauté des chercheurs (par le sérieux attribué à la dureté), et la valorisation dans la communauté (par la quantité de publications possibles sur des jeux de chiffres). La conséquence est l&#8217;utilisation de la &laquo;&nbsp;Science Economique&nbsp;&raquo; pour justifier des dogmes, et pour les rendre, ce qui est plus grave, impossibles à remettre en cause sans sombrer dans le ridicule et l&#8217;obscurantisme. Et j&#8217;entend marteler &laquo;&nbsp;il faut être compétitif&nbsp;&raquo; (Sarkozy), comme si cela était une vérité naturelle.  La constitution avortée tentait de rendre structurelle la stabilité monétaire de l&#8217;Union Européenne. La &laquo;&nbsp;Science économique&nbsp;&raquo; et  les chercheurs en économie (pas toujours d&#8217;accord &#8211; cf Stiglitz) servent de couverture au dogmatisme du discours économique dominant. <em>Si c&#8217;est de la science, cela doit donc être vrai</em>.</p>
<p><strong>La croissance de L&#8217;Oréal?</strong><br />
Les actionnaires de L&#8217;Oréal sont déçus par une croissance à un seul chiffre. Il me semble que pour croître, il faut de l&#8217;espace (des marchés). Aujourd&#8217;hui, l&#8217;asie absorbe cette croissance. Il me semble illusoire de croire que cela va durer. L&#8217;asie produit et exporte de plus en plus, et dans tous les secteurs : luxe, hautes technologies, etc. Ma question est simple : à qui L&#8217;Oréal va-t-elle vendre ses shampooings quand la Chine produira les siens, moins chers, plus hype et plus qualitatifs ? A l&#8217;échelle macro-économique, lorsque le niveau de vie des grandes puissances que sont la Chine et l&#8217;Inde auront rejoint le niveau de vie occidental, que voudra dire la nécessité de croissance ? La colonisation de Mars sera-t-elle l&#8217;échappatoire d&#8217;une économie saturée ?</p>
<p><strong>La planète négligée</strong><br />
Dans ces luttes âpres pour la croissance à 2 chiffres, les ressources naturelles sont gaspillées, la planète n&#8217;entrant à aucun moment dans les calculs à court terme (1 an, 2 ans) des dirigeants d&#8217;entreprise et de leurs actionnaires. Réchauffement, pétrole, pollution.</p>
<p><strong>Plus de profits pour les entreprises, moins pour les peuples?</strong><br />
Les profits des entreprises n&#8217;enrayent pas la paupérisation des peuples. Cela n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas du tout incompatible : qu&#8217;il y ait très peu de gens très riches, et beaucoup de gens très pauvres n&#8217;est pas du tout un problème pour le bon fonctionnement d&#8217;un marché. Paradoxalement, la doxa est tellement forte que les &laquo;&nbsp;solutions&nbsp;&raquo; proposées actuellement par des responsables politiques français (Sarkozy, Villepin, et d&#8217;autres) et des dirigeants d&#8217;entreprise (Seillière, Lambert&#8230;) vont dans le sens d&#8217;une liberté accrue du marché, d&#8217;une confiance en ses règles et ses résultats. Mais la misère n&#8217;est pas un problème pour une entreprise, c&#8217;est un problème pour une cité (une société). En tant qu&#8217;agent économique (avec lunettes et costume noir), mû par le principe de rationalité, cherchant à minimiser mon effort et à maximiser mon gain, je me contrefous du bien-être de mon concitoyen. Nous ne sommes évidemment pas seulement des agents économiques. L&#8217;économie ne peut seule gérer la cité. Pourtant, c&#8217;est dans l&#8217;air du temps.</p>
<p><strong>Principe de frustration (je suis ce que je désire)</strong><br />
Dans une vision marketing, nous sommes une cible, définie par ce que nous souhaitons acheter. Notre manière de consommer (donc de détruire) nous définit. Il faut maintenir un inaccessible, pour que chaque cible, mûe par ses frustrations (entretenues via nos media, entre autres) continue à acheter, avec souvent un décalage entre le rêvé et le réalisé. Je rêve Dior, j&#8217;achète Zara, donc je continue à jouer le jeu. Sans le rêve Dior, achèterais-je Zara ? Les magazines féminins entretiennent une réserve permanente de frustration liée à l&#8217;apparence. Cette réserve est convertible en consommation de mode, de produits de beauté, de produits de régime, etc.<br />
Il me semble que l&#8217;on pourrait faire une liste de ce marché de la frustration, avec pour chacune, par quels biais on l&#8217;entretient, et par quels biais on l&#8217;exploite.</p>
<p><strong>L&#8217;éthique, fondement idéologique</strong><br />
<em>C&#8217;est dégueulasse, mais c&#8217;est normal, c&#8217;est du business.</em> Comment cette phrase se peut-elle ?</p>
<p><strong>Pyramide des besoins de Maslow et substitutif au besoin de réalisation par l&#8217;argent</strong><br />
Hierarchy of needs (Abraham Maslow)<br />
<img src="http://www.arnaudlevy.com/wp-content/upload//hierarchy.gif" width="439" height="269" alt="" title="" /><br />
Source : <a href="http://www.ship.edu/~cgboeree/maslow.html">http://www.ship.edu/~cgboeree/maslow.html</a><br />
L&#8217;idée du ressort de changement est d&#8217;augmenter la place de l&#8217;éthique dans les moyens de satisfaire les 2 étages supérieurs de la pyramide. La substitution doit probablement se faire sur le plan symbolique, et avec des outils classiques de communication par les media.</p>
<p><strong>La préservation des ressources naturelles</strong><br />
<strong>Le commerce équitable, premier pas</strong><br />
<strong>La cohabitation des systèmes</strong><br />
<strong>L&#8217;économie du cadeau dans la communauté scientifique</strong><br />
<strong>Proposition de critères d&#8217;estime (besoin de réalisation)</strong><br />
<strong>Le cadeau et la subsistance</strong></p>
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		<title>Un blog ?</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Aug 2005 13:16:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bloc-notes]]></category>

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		<description><![CDATA[Sous les quolibets de Pierre-André, sous l&#8217;oeil amusé de Ronan, notre expert es-blog, j&#8217;installe un enième blog. Cette fois, c&#8217;est le mien, à moi, ce qui veut un peu dire que je fais ce que je veux. Seulement, ce n&#8217;est pas vraiment un brief, ça, ce que je veux. Et puis, Pierre-André l&#8217;a fait suffisamment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sous les quolibets de Pierre-André, sous l&#8217;oeil amusé de Ronan, notre expert es-blog, j&#8217;installe un enième blog. Cette fois, c&#8217;est le mien, à moi, ce qui veut un peu dire que je fais ce que je veux. Seulement, ce n&#8217;est pas vraiment un brief, ça, ce que je veux. Et puis, Pierre-André l&#8217;a fait suffisamment remarquer, écrire ce que je veux, c&#8217;est bien joli, mais encore faudrait-il que quelqu&#8217;un le lise. Et j&#8217;en reviens au début, pourquoi, pour qui ?<br />
<span id="more-1"></span></p>
<p>J&#8217;ai deux hypothèses.<br />
La première,  je prends une cible (des cibles) et je lui écris (leur écris). Par exemple, mes très chers étudiants, ou mes non moins chers confrères.<br />
La deuxième, je ne réfléchis pas à la cible, et je m&#8217;en sers comme d&#8217;un bloc-notes. L&#8217;idée me séduit, mais que bloc-noterais-je donc ? Liste des courses ? Pensées diverses ? Rêves pathétiques sur Flash 8 ?</p>
<p>Dans le premier cas, il me semble que je pourrais mettre en ligne le plan de mes interventions, en copyleft. Je pourrais aussi ajouter quelques liens et une bibliographie, et ce serait une source d&#8217;informations intéressante (peut-être). Cela permettrait, à minima, d&#8217;avoir des étudiants qui savent de quoi je vais leur parler. Cela aurait aussi le mérite de parler du copyleft. Quant à mes confrères, je ne saurais en fait pas quoi leur dire (leur écrire). Si ça me vient, j&#8217;aviserai.</p>
<p>Dans le second cas, j&#8217;ai pensé à des notes de lecture. Qui sait, peut-être que ça me permettrait de comprendre ce que je lis, ou de tisser des liens entre des idées hétérogènes (cf Le fil d&#8217;amour, Eric Cattelain). D&#8217;un autre côté, c&#8217;est assez culture-confiture, je ne sais pas. La liste des courses est exclue, je ne fais de toutes façons jamais de liste de courses. Restent les rêves et les pensées. Les rêves, bof. Je ne suis pas du matin, noter en me levant, rien que l&#8217;idée me fatigue. Et puis franchement, même vu comme un bloc-notes, je dépasserais largement les bornes des limites du respect du lecteur. Les pensées viendront peut-être, ça dépend sur quoi. Et puis ça dépend quand. On verra, quoi.</p>
<p>Enfin, on lira&#8230;</p>
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